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Ceci n'est pas un graffiti

Non recevable
Culture
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Projet déposé le par :

Geoffroy H.

Pourquoi ce projet est-il "Non recevable" ?

Le projet existe déjà sous le site streetartmap.eu.

Le porteur devrait contacter l'association BECOZE.

Bonjour,

Je m’appelle Geoffroy Heimlich. Originaire de Strasbourg, je suis archéologue et historien de l’Afrique.

Après avoir réalisé mon Master à Strasbourg, et mon doctorat à Paris et à Bruxelles, je suis chercheur associé dans plusieurs laboratoires de recherche (Institut des mondes africains à Paris, Centre de recherches en archéologie et patrimoine à Bruxelles, et Rock art research institute à Johannesburg), ainsi que conseiller pour le Conseil international des monuments et des sites, une organisation consultative de l’UNESCO.

Mon domaine d’étude est l’art rupestre. Il s’agit des peintures et des gravures que l’on peut trouver dans les grottes, les abris-sous-roche ou encore le long des cours d’eau. Je m’intéresse tout particulièrement à l’histoire du royaume de Kongo, situé entre le Congo-Kinshasa, le Congo-Brazzaville et l’Angola. Pour avoir un aperçu plus détaillé de mon travail, vous pouvez consulter ce web-documentaire que j’avais réalisé avec Le Monde et Arte Radio, il y a quelques années de cela (www.lemonde.fr/congo). Des grottes ornées européennes aux sites d’art rupestre africains, jusqu’aux polissoirs du massif des Vosges, mon parcours m’a amené à aborder différentes formes d’art très singulières les unes des autres et à m’interroger sur les manières dont ces pratiques participent à la fabrique de l’histoire.

À travers le projet « Ceci n’est pas un graffiti », j’aimerai me tourner vers un « art rupestre » résolument urbain. Un art, pas uniquement actuel et contemporain comme on pourrait le penser de prime abord, mais qui trouve ces sources dans les racines de notre ville : des graffitis historiques sur les monuments les plus célèbres de Strasbourg (comme ceux de Goethe sur la cathédrale ; des dragons médiévaux y sont également gravés) jusqu’aux graffitis modernes et contemporains présents dans les friches industrielles, et dans les différents quartiers de la ville. À travers eux se dessine une histoire inédite et cachée de Strasbourg, que je trouve passionnante et que j’aimerai faire partager.

Autour de cette culture urbaine, ce projet serait une manière singulière de donner à voir des quartiers, de créer du lien social entre eux, de se faire rencontrer habitants des différents quartiers et visiteurs de passage, mais aussi de donner à écouter, à découvrir et à comprendre les auteurs de ces graffitis, et plus généralement ces habitants. Un microcosme qui deviendra le monde entier avec des hommes et des femmes comme vous et moi, qui aiment, parlent, espèrent, se battent et que la main peut toucher.

C’est à partir de ces entrelacs de rencontres, d’amitiés, d’étonnements, de conseils attrapés au vol que prendra forme ce projet. Ce projet sur les graffitis sera donc prétexte à se faire rencontrer et à faire participer des strasbourgeoises et des strasbourgeois, de tout âge, habitant des quartiers différents, parfois éloignés les uns des autres. À travers ce fil rouge des graffitis qui court au final une longue partie de l’histoire de Strasbourg, j’aimerai ainsi donner à voir et à entendre le réel en laissant la parole à des gens qu’on n’entend pas. Une parole dite, avec toute sa force, ses hésitations, ses silences, son humour aussi. En un mot, créer un espace d’échange et de rencontre, une bulle de liberté. Comme autant de liens avec ce que chacun de nous peut vivre, ressentir et voir, le visiteur sera de plein pied avec le monde. Vers une démarche plus authentique, plus intime, à la rencontre des habitants de notre ville.

Cette histoire riche, foisonnante à travers le temps, pourra prendre la forme d’un inventaire participatif de ce patrimoine (autour d’applications numériques), de mesures de conservation au besoin (à quand des graffitis inscrits sur la liste de l’inventaire général du patrimoine ?), et des mises en valeur de ces graffitis avec la création de circuits touristiques, et pourquoi pas d’une exposition, d’un web-documentaire ou de créations radiophoniques. Ce projet se fera également en réseau, en associant en synergie les différentes structures de la ville (centres socio-culturels, musées, Le Shadock, université, etc…).

En vous remerciant pour tout l’intérêt que vous voudrez bien porter à mon projet, à bientôt, Geoffroy Heimlich.

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