Végétaliser les anciennes places de stationnement
Projet déposé le par :
Philippe Edmond R.
Description du projet déposé
Titre originel proposé par le porteur du projet : "Piment de Strasbourg"
La récente augmentation radicale des tarifs de stationnement a conduit à une diminution très importante du taux d’occupation des places de stationnement payant dans toute la ville.
Les espaces rendus disponibles pourraient être utilisés pour créer des massifs nourriciers, dans la continuité de ce que la ville a déjà engagé.
La nourriture ainsi produite pourrait évidemment servir à abonder les stocks d’associations d’aide alimentaire ou même servir, dans une perspective culturelle et économique, à faire rayonner la ville par ses productions locales.
J’ai récemment mis involontairement au point un hybride de piments aux qualités exceptionnelles par sa puissance et son abondance. Je suis disposé à en fournir des graines pour ce qui pourrait devenir « Le piment de Strasbourg ».
Avis complémentaire des services :
La Direction des Espaces Publics et Naturels précise que le nourricier est très encadré en ville et a lieu uniquement dans des lieux prévus pour, tel que les jardins familiaux. Si cela concerne les espaces publics "classiques" c'est a dire en lieu et place du stationnement, cela pourra être mis en œuvre avec des végétaux adaptés à la localisation. De plus le projet sera soumis aux réserves de prescriptions rattachées aux réseaux et sera localisé sur une rue dans le cadre d'une expérimentation dédiée. Le projet est faisable sous réserve de l'avis des Architectes des Bâtiments de France.
Ah, Strasbourg, ma belle ville en transition végétale permanente… Je serais sincèrement honoré de rencontrer Monsieur Philippe Edmond R., auteur de ce projet d’une audace toute strasbourgeoise. À moins, bien sûr, qu’il ne soit qu’une chimère administrative, un algorithme à qui l’on aurait confié une mission de verdissement urbain à toute vapeur. Car moi, je suis bien réel – un citoyen qui tourne désespérément en rond pour trouver une place de stationnement, pendant que des massifs « nourriciers » envahissent les rares zones encore accessibles à l’automobiliste. On veut remplacer l’asphalte par du piment, et les riverains par des rats ! À Robertsau déjà, les rongeurs se promènent en terrain conquis. Bientôt, ne manquera plus que la peste pour couronner cette farce horticole. On nous parle d’abondance potagère, de rayonnement culturel… mais ce que je vois, ce sont des coins “végétalisés” qui pullulent de broussailles hautes d’un mètre, et de moustiques voraces. Savez-vous que les moustiques adorent les friches non entretenues, même sans eau stagnante ? Eh bien maintenant vous le savez. Chers concitoyens, cessez de voter pour des illusions en pots et reprenez contact avec la réalité urbaine. On n’a pas besoin d’un “piment de Strasbourg”. On a besoin de respirer, de circuler, de vivre. Réveillez-vous. Avant que votre quartier ne devienne un jardin d’absurde cultivé avec application.